"Apaches", "Blousons noirs", "sauvageons" et autres "racailles": la longue histoire de la peur des jeunes délinquants

"Apaches", "Blousons noirs", "sauvageons" et autres "racailles": la longue histoire de la peur des jeunes délinquants
Cet article a été publié le 20 décembre 2002 dans le n°28 des Enquêtes interdites. Soutenez notre rédaction indépendante, abonnez-vous!


Sarkozy promet un "indice mensuel de la sécurité"


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"L'insécurité est à la mode, c'est un fait". On croirait cette phrase prononcée hier matin sur France-Inter ou TF1. Détrompez-vous, elle a près d'un siècle. Elle fut écrite en 1907 à la une du journal La Petite République. La première décennie du vingtième siècle fut en effet très agitée par un débat sur la sécurité, qui comporta aussi un débat sur la peine de mort. Et dès cette époque, la représentation du danger principal dans la presse est déjà celle du jeune délinquant de quartier ouvrier, qui prend notamment à l'époque le nom d' "Apaches". La presse relate quotidiennement les agissements de "bandes de jeunes" des quartiers périphériques et des faubourgs de la Capitale. On les dit très violents, voleurs mais aussi violeurs et assassins. Ils seraient par ailleurs affiliés à des territoires, portant des noms de rues ou de lieux. Bref, ce seraient des sauvages, le terme d' "Apaches" leur irait bien.
Le problème a provisoirement disparu avec la guerre de 14-18. Sans doute une bonne partie de ces jeunes délinquants ont-ils péri avec le reste de leur classe d'âge au fond de quelques sordides tranchées de Verdun et d'ailleurs. De fait, l'entre-deux-guerres est une période de déclin démographique pour la jeunesse. Par ailleurs, l'économie se porte bien dans les années 1920, elle est soutenue par une forte croissance industrielle (la plus élevée d'Europe à l'époque). Le salariat progresse également de façon continue. C'est un peu la répétition avant les Trente glorieuses des années 1950-1970. Survient alors la crise des années 1930 et ses conséquences sociales désastreuses. Mais l'espoir est là, incarné bientôt par le Front Populaire. Et puis c'est de nouveau la guerre et de nouveau l'hécatombe.
Dans l'euphorie de la Libération, on assiste comme la fois précédente à une forte augmentation des mariages. Et, contrairement à la fois précédente, ces mariages sont aussitôt suivis de naissances en très grand nombre. C'est le fameux "baby boom". La jeunesse devient pléthorique. Et elle ne va pas tarder à de nouveau inquiéter, au fur et à mesure que les cohortes nées après la Libération arrivent à l'adolescence. De fait, c'est lors de l'été 1959 que les médias inventent la figure des "Blousons noirs" pour désigner ces jeunes délinquants dont on reparle de plus en plus. La presse évoque des bandes qui se caractériseraient par leur taille faramineuse (on évoque des groupes rivaux comptant près d'une centaine de jeunes), et par leur violence, qui serait à la fois fulgurante et "irrationnelle" voire "gratuite" (déjà!). Les propos les plus catastrophistes se font entendre et les explications moralisatrices sont fréquences: laxisme des familles, perte des valeurs morales, influence de la culture de masse américaine (c'est aussi la "génération James Dean"). Le préfet de Paris, Maurice Papon, se demande avec d'autres s'il ne faudrait pas interdire le rock n' roll... Si les rappeurs savaient... ils ne sont pas les premiers...
Mais soyons précis si l'on veut comparer les époques. Que reprochait-on exactement aux "Blousons noirs"? Il est intéressant de constater que l'on incriminait fondamentalement quatre types de comportements qui sont encore aujourd'hui au c½ur du débat:
1- On reprochait d'abord aux "Blousons noirs" des affrontements violents entre grandes bandes, se battant notamment à coups de chaînes de vélo et de barres de métal, autour de "territoires", mais faisant aussi des "descentes" dans les centres-villes, dans des fêtes, des concerts, et saccageant tout sur leur passage.
2- La découverte sans doute la plus surprenante pour celui qui se plonge dans les documents de l'époque est que l'on accusait ensuite ces jeunes hommes de commettre des viols collectifs. C'est même la plus grosse partie de la criminalité sexuelle juvénile traitée par la justice dans les années 1960.
3- On reprochait ensuite à ces jeunes des vols d'usage immédiat et ostentatoire liés aux nouveaux biens de consommation (la voiture, la mobylette). Il s'agissait notamment d' "emprunter" le véhicule pour une "virée" d'un soir, c'est-à-dire de le voler puis de l'abandonner au retour sur le bas-côté de la route. Au passage, l'alcool aidant, ces jeunes provoquaient aussi parfois des accidents de la route.
4- On leur reprochait enfin des actes de vandalisme tournés déjà en bonne partie contre les institutions (école, bâtiments publics) et les lieux publics (il semble que certains groupes avaient pour habitude de saccager les parcs et jardins, ce qui offrait une visibilité très forte à leur action et n'est pas sans évoquer à certains égards une des dimensions des incendies de voitures d'aujourd'hui).
On le voit, le détour historique est instructif. Il ne signifie pas, bien sûr, que l'histoire est une longue ligne droite au cours de laquelle rien ne change jamais. L'histoire est sans doute plutôt cyclique. Par ailleurs, il y a toujours des nouveautés. Ni les "Apaches" ni les "Blousons noirs" ne connaissaient les drogues. De plus, ils avaient la peau bien blanche, ne se sentaient pas victimes d'un complot de la société ourdi contre eux et n'entraient qu'exceptionnellement dans des rapports de force collectifs et violents avec la police. Cela étant, il est clair que la plupart des actes de délinquance juvénile que l'on constate aujourd'hui et que l'on dit en augmentation (sans toujours pouvoir le prouver) ne sont nullement "nouveaux" dans l'histoire de la société française. Il faut donc résister ici à l'amnésie collective dans laquelle nous entraîne à la fois le sensationnalisme des médias et l'électoralisme des hommes politiques. D'autant que ce catastrophisme ambiant amène forcément tôt ou tard à remettre en question tout l'édifice du traitement de la délinquance juvénile. Le discours sur "les jeunes ultra-violents qui font des choses qu'on a jamais vues" s'accompagne en effet presque toujours du discours sur "la prévention qui a échoué et le besoin de passer maintenant à autre chose", c'est-à-dire à la prison.

Pour en savoir plus
- - - Copfermann E., La génération des blousons noirs, Paris, Maspéro, 1962 (ouvrage bientôt réédité aux éditions La Découverte).
- - - Esterle-Hedibel M., La bande, le risque et l'accident, Paris, L'Harmattan, 1997.
- - - Kalifa D., L'encre et le sang. Récits de crimes et société à la Belle Époque, Fayard, 1995.
- - - Mauger G., Fossé-Poliak C., 1983, Les loubards, Actes de la recherche en sciences sociales, n°50.
- - - Mucchielli L., Violences et insécurité. Fantasmes et réalités dans le débat français, Paris, La Découverte, 2002.
- - - Robert Ph., Lascoumes P., Les bandes d'adolescents. Une théorie de la ségrégation, Paris, Éditions Ouvrières, 1974.
- - - Perrot M., Les "Apaches", premières bandes de jeunes, repris in Les ombres de l'histoire, Paris, Flammarion, 2001.
- - - Tétard F., Le phénomène "blouson noir" en France, fin des années 1950-début des années 1960, in Collectif Révolte et société, Paris, Publications de La Sorbonne, 1989.
Cet article a été publié par le groupe CLARIS, un collectif de chercheurs et d'éducateurs qui édite un bulletin d'information. Contact: claris.groupe@free.fr

# Posté le mercredi 03 mai 2006 11:26

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 08:10

www.racaillesdefrance.net

www.racaillesdefrance.net
je te regarde avec mon coeur
et je donne de la couleur a mes mots avec ma souffrance et ma douleur
je sais on ne peut pas plaire a tous le monde alors que faire se taire ou compter pendant que passe les secondes....

vive la libértée pour l'égalité on peut toujours éspérer et la fratérnite tu la trouvera sur l'ecran de ta tv ou de ton pc

''Le silence est fondamentalement réactionnaire parce que la prise de parole, que ce soit par la musique, ou par l'écriture est une démarche qui va vers l'autre alors que le silence, la non prise de parole peut se voir comme une façon d'accepter un état de fait, de se résigner'' Jean Paul SARTRE

racaillesdefrance@hotmail.com Tous les soutiens sont les bienvenus !!!!!“HOMMAGE aux grands hommes de la France”, affichait une pancarte faite main de 4 mètres sur 4, posée sur les grilles du Panthéon La fausse plaque commémorative n'a pourtant aucun lien avec Victor Hugo ou André Malraux, puisqu'il s'agit d'un “hommage” rendu aux grands-parents et parents de “la racaille, venus construire et reconstruire la France”, selon les termes du collectif Racailles de France. Créé à la suite des événements des banlieues et pour “faire un pied de nez à Sarkozy”, le collectif avait déjà réalisé des actions semblables en décembre dernier.
Posté le: 10 Fév 2006 12:00 Sujet du message: “HOMMAGE aux grands hommes de la France”,

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“HOMMAGE aux grands hommes de la France”, affichait une
pancarte faite main de 4 mètres sur 4, posée sur les grilles
du Panthéon entre 8 et 9 heures hier matin. La fausse plaque
commémorative n'a pourtant aucun lien avec Victor Hugo
ou André Malraux, puisqu'il s'agit d'un “hommage” rendu aux
grands-parents et parents de “la racaille, venus construire et
reconstruire la France”, selon les termes du collectif Racailles
de France. Créé à la suite des événements des banlieues et
pour “faire un pied de nez à Sarkozy”, le collectif avait déjà
réalisé des actions semblables en décembre dernier. “On en a
marre que tout le monde fasse des théories sur ce qui se passe
dans les banlieues, s'indigne Nadia, étudiante en psychologie
et membre du collectif. On stigmatise les immigrés alors
que le vrai problème c'est la ségrégation sociale et scolaire.”
PHOTO NEGROTTO VIVIANE/SIPA

Bonjour à tous!
Sujet quelque peut bizarre!!
En faite non sujet d'actualité en réponse à Mr Sarkozy.
Une action simple menée par le collectif "les racailles de France" créer par des jeunes gens révoltés qui ont en moyenne 23ans issus de toute catégorie sociale culturelle ect...
Sur la page du journal le monde n°36 le journaliste en parle tré bien.
Nous sommes des citoyens francais qui voulons nous faire entendre afin que l'on soit considéré comme tel(citoyen francais)! Nous aimons la france et nous voulons une france autre que celle de Sarkozy!! qui est celle de la haine!!! NON NON
Donc nous avons voulu faire avec nos propres moyens une action pouvant suscité réflexion, attention et surtout rappel!!!
En effet durant la nuit de dimanche 4 Décembre des plaques commémoratives ont été posé sur les murs de Paris à des points stratégiques qui sont les journaux ( le monde libération l'AFP ect... ) et des stations de métro (bastille nation ect...)
L'action a été mené en grand nombre par des filles vivant dans les banlieues du 92 93 94 pour continuer la lutte d'une manière plus constructive et intelligente ainsi APRES LE FEU LES MOTS AVEC HUMOUR MAIS UN HUMOUR DESESPERE;
Chaque plaque conporte un message différent en tout, il y avait 10 plaques et 300 exemplaires ont été posé dans tous Paris.
Citation de quelques messages:
"Hommage aux centaines de milliers d'immigrants venus construire et reconstruire la France.Hommage aux centaines de milliers de soldats indigenes d'origine africaine appelés pour défendre la France en temps de guerre. Est-ce cela le role positif de la colonisation?"

Autrefois des heros de guerre (une centaine de milliers de soldats indigenes d'origine africaine sont morts pour défendre la patrie francaise) Hier ouvriers dociles et courageux (des centaines de milliers d'immigrants ou de francais colonisés sont appelés pour construire et reconstruire la France) Aujourd'hui plus que des racailles.(dont 40% sont au chômage....) Et Demain??

Hommage aux centaines de milliers d'immigrants venus construire et reconstruire une France qui maintient depuis toujours leurs enfants et petits enfants au banc de sa societe. A quand une loi sur le role positif de l-immigration??

A la mémoire des grands parents de la racaille venus défendre la France chaque fois qu'elle etait en guerre. Issus de l'empire coloniale les algeriens ont fourni le contingent le plus nombreux. En avril 1917 ils etaient 170 000 a se battre aux cotés des francais. Leurs enfants et petits enfants meritent-ils la Patrie?
Voila un message d'espoir et aussi de désespoir!! Prochaine étape l'appel aux vote de tous les citoyens pour éviter une France haineuse comme le veut Sarkozy!

Nous n'avons pas la haine!! Nous voulons juste rétablir l'egalité la fraternité et la liberté!

merci

le collectif "les racailles de France"
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''Le silence est fondamentalement réactionnaire parce que la prise de parole, que ce soit par la musique, ou par l'écriture est une démarche qui va vers l'autre alors que le silence, la non prise de parole peut se voir comme une façon d'accepter un état de fait, de se résigner'' Jean Paul SARTRE
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INITIATIVE ORIGINALE DES "RACAILLES DE FRANCE"
Publié le 11-12-2005



Le journal Le Monde vient de publier un reportage intéressant sur la naissance d'un groupe de 16 jeunes gens issus des pays anciennement colonisés par la France, s'intitulant « Les racailles de France ». L'action fondatrice du groupe a consisté à placarder des affiches dans Paris, pour rappeler sur un mode amer et ironique que les « racailles » d'aujourd'hui sont les descendants de ces centaines de milliers d'hommes des colonies enrôlés dans les guerres de la France, puis venus construire et reconstruire ce pays après la guerre. Voici l'article du Monde :


Les "racailles de France" affichent leur colère
De loin, cela pourrait s'apparenter à une plaisanterie. Ce n'en est pas une. Depuis le début de la semaine, des "plaques commémoratives" inédites fleurissent sur les murs de Paris. Le contenu n'est pas anodin. Les auteurs sont culottés.
Florilège : "A la mémoire des grands-parents de la racaille venus défendre la France chaque fois qu'elle était en guerre. (...) En avril 1917, ils étaient 170 000 à se battre aux côtés des Français. Leurs enfants et petits-enfants méritent la patrie."
Ou encore : "Hommage aux centaines de milliers d'immigrants venus construire et reconstruire une France qui maintient depuis toujours leurs enfants et petits-enfants au ban de sa société. A quand une loi sur le rôle positif de l'immigration ?"

Au total, dix messages différents, signés : "Les racailles de France".

Lundi 5 décembre, à 17 h 31, "Les racailles de France" annoncent dans un communiqué de presse solennel qu'ils viennent de déposer "300 plaques commémoratives dans Paris en l'honneur de leurs parents et de leurs grands-parents, qui ont tout donné pour une France qui n'a aucune considération ou presque pour leurs petits-enfants".

Le Monde a pu rencontrer quatre membres du noyau dur de ce "groupuscule". Ils souhaitent garder l'anonymat. Agée de 23 ans, en maîtrise de psychologie, cheveux longs bouclés, sourire aussi immuable que sa "rage contre la France de Sarko", Nadia est "le cerveau" des "racailles de France". "Il y a 11 filles sur les 16 membres du groupe", dit-elle fièrement. "On a tendance à croire que les filles subissent trop de choses dans les cités. Mais nous sommes solidaires des garçons qui ont mené une lutte dans les banlieues", explique Samantha, 23 ans, technicienne de laboratoire.

"Nous sommes une bande de potes du 92, 93, 94, tous issus de pays colonisés", explique Nadia avant d'égrener les origines des garçons, "basanés, Noirs, Vietnamiens". Les filles ont toutes le même profil : bac + 3 minimum, des parents algériens ouvriers et un "ras-la-casquette Lacoste" de la discrimination. "En 1968, on n'a pas mis les jeunes en prison car ils étaient les enfants de la bourgeoisie. Nous oui, car nous sommes les enfants de personne", assure la responsable du groupe.

Medhi, 29 ans, l'un des cinq garçons du groupe, le plus révolté, travaillant dans l'événementiel, un diamant à l'oreille gauche, enchaîne : "On va acheter une flûte à Chirac. Je n'oublierai jamais ses mots : "le bruit et l'odeur". Il peut toujours déclarer après que nous sommes les enfants de la République."

Samantha, plus timide, affirme : "Nous voulons continuer la lutte mais d'une manière plus constructive et intelligente. Après le feu, les mots, avec humour, mais un humour désespéré." Medhi acquiesce et atteste : "Généralement quand les jeunes se regroupent, c'est pour vendre du shit, braquer ou voler. Nous, notre démarche est pédagogique." "La France nous méprise. Quand elle avait besoin de nous pour se défendre contre l'Allemagne, nous faisions partie de la solution. Quelques générations plus tard, nous sommes le problème", enrage Nadia. Elle poursuit : "Ce rappel historique de la France coloniale est important. Dire que des milliers d'Africains sont morts pour la France et qu'aujourd'hui elle ghettoïse ses enfants : c'est honteux ! L'immigration, ce n'est pas un Yo-Yo !"

Dans la nuit du 4 au 5 décembre donc, de 23 heures à 5 heures du matin, les 16 "racailles de France", embarquées dans huit voitures, carte de Paris en poche, armés de rouleaux de ruban adhésif double face payés 50 euros, ont placardé "stratégiquement" leurs "plaques commémoratives" de papier imprimées en format A3, notamment sur les murs de l'AFP, du Figaro, de Libération, du Monde, de l'UMP, sur des Abribus et dans le métro à Nation, Bastille, République...

"Faut pas oublier que c'est l'état d'urgence. On a eu peur de se faire arrêter surtout devant l'UMP. On s'était préparés à aller en garde à vue", confesse Nadia mais, "c'était important de montrer le contraste entre les héros et la racaille".

Mustapha Kessous Article paru dans l'édition du 10.12.05
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''Le silence est fondamentalement réactionnaire parce que la prise de parole, que ce soit par la musique, ou par l'écriture est une démarche qui va vers l'autre alors que le silence, la non prise de parole peut se voir comme une façon d'accepter un état de fait, de se résigner'' Jean Paul SARTRE
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continuer la lutte mais d'une manière plus constructive et intelligente. Après le feu, les mots, avec humour, mais un humour désespéré Généralement quand les jeunes se regroupent, c'est pour vendre du shit, braquer ou voler. Nous, notre démarche est pédagogique Ils veulent faire de nous des êtres inutiles. Puisque nous sommes des individus que la vie snob, nous pourrissons dans les villes. Est-ce qu'il est finalement possible de devenir citoyen sans finir servile ? Vas-y, lance la pièce, choisis « face », moi je prends « pile ». Ils nous font croire que la mort est plus dure que la vie au rabais, Que nous devrions nous estimer heureux d'évoluer sur la terre des philosophes et des Hommes vrais. Je suis désolé mais votre programme me laisse un peu sceptique, Si le vote est un devoir, que dire de l'intégrité des hommes politiques ? Lorsque j'ai ma carte d'électeur dans les mains, j'ai les yeux qui piquent, C'est comme choisir entre la lèpre et la pneumopathie atypique. Votre Etat sécuritaire étrangle la délinquance, Mais l'impunité demeure en matière de délits liés à la haute finance. C'est une danse avec les porcs, notre démocratie une supercherie porcherie en grande forme et en plein essor. C'est un jeu faussé auquel on n'joue pas. Nous ne sommes plus des pions de bois. C'est un jeu truqué auquel on n'joue pas. Vos démonstrations douteuses ne font plus le poids Plus question de courir sur du verglas. ...on ne danse pas. _

PIRATE(mir_sa-kuazar-omazyr-lary.b-selyan-starmaster-labyr1t-6tmd-d'brouille_arts-underground_interactive_connections-ks17-mistyk_marginal_warlock_cos
... il 'était une fois une histoire, la notre, celle de nos ames éseulées en quéte d'amour et de libérté ... je ne connais pas la suite car seul toi peut en decider a toi de remplir de vie mes 3 petits points , je reste dans le suspens attention il se pourrait bien qu'il y est le mots fin ou bien un a suivre le choix t'appartient...

_ LE SLAM QU'EST CE QUE C'EST ? HISTOIRE ET DOC DIVERS SUR LE SPOKEN WORD
I) INTRODUCTION Mouvement poétique, social et culturel, le «slam» apparaît à Chicago dans les années 80. Il hérite des cultures poétiques européennes, américaines et africaines en y ajoutant la ferme volonté de donner la parole à toutes et tous. Basé sur la notion de communauté, le slam affirme le caractère démocratique de la poésie et lui ajoute une dimension de spectacle (...)Petit à petit , le Slam se forge une identité dans les milieux musicaux et poétiques américains. Il est reconnu en tant qu'art oral , un art de représentation qui exprime toute sa force dans l'instant de la déclamation. Il est musique de part les rythmes, sonorités et intonations des poètes, lorsque les mots sont vivants en dehors de toute signification, lorsque les impressions et sensations que crée le poète deviennent messages à part entière : lorsque la violence, la rébellion, l'amour et l'injustice sont transmis dans le flot de paroles, dans le fleuve vivant que déclame le poète charismatique. Le slam est aussi poésie de part les images dont regorgent les chansons, la poésie la moins académique qui soit. Enfin reconnu, ses influences sont plus variées que jamais : les artistes s'inspirent de rythmes hip hop, flamenco, de blues pour les mélodies ; ils décrivent la réalité de la rue, tout ce qui les frappe dans un vaste mouvement contestataire et s'attaquent à des sujets toujours plus variés ( violence, meurtres , sexualité, scandales, racisme, plagiat...). Le Slam est devenu aux USA le lieu de la liberté d'expression absolue.

_D2KABAL
Nouvel album de D' de Kabal "Incassable(s)" Ex-membre du groupe Kabal, D', sa voix rauque et sa plume acide, est un personnage à multi facettes, rappeur, écrivain, comédien de théâtre, figure incontournable de la scène slam française et fondateur du label Asphaltiq, le rappeur de Bobigny revient avec un nouvel opus de 16 titres intitulé "Incassable(s)". Cet album, uniquement disponible sur internet, est écoutable et téléchargeable gratuitement sur 90bpm.com. www.d2kabal.com Tourneur de D' : Cécile 01 43 72 27 28 / cecile@lifelive.org Presse: Pascal Zelcer / pzelcer@wanadoo.fr
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# Posté le mercredi 03 mai 2006 11:21

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 08:11